26 mai 2024
savoir sur le Mysimba

Que faut-il savoir sur le Mysimba ?

Mysimba est un médicament disponible en comprimé dont les substances actives sont le naltexone et le bupropion. En effet, dans un comprimé la dose de naltexone est de 8 mg tandis que celle du bupropion est de 90 mg.

L’efficacité de ce médicament se remarque le plus souvent lorsque ce dernier est en association avec un régime hypocalorique et de l’exercice. Mais, quels sont les détails importants à connaître sur le Mysimba avant sa prise ? Poursuivez l’exploration de ce billet afin d’en savoir plus sur le Mysimba et ses atouts.

Mysimba : À quoi sert-il ?

Mysimba est un médicament résultant de l’association de la naltexone et du bupropion. Il est utilisé dans la prise en charge de la dépendance aux opiacés et de l’alcoolodépendance. Le bupropion, l’une des substances actives du Mysimba est un inhibiteur sélectif du récepteur neuronal des catécholamines à savoir : la noradrénaline et la dopamine. Par ailleurs, il est surtout utilisé dans la prise en charge du sevrage tabagique. Par contre, la seconde substance active : naltexone, participe au maintien de l’abstinence chez les malades souffrant d’alcoolémie.

En outre, le Mysimba est prescrit aux patients adultes de plus de 18 ans dans le but de les aider à contrôler leur poids. Autrement dit, il est aussi destiné aux personnes obèses, en surpoids ou présentant au moins une complication liée à leur poids.

En termes de complications, on peut citer : le diabète de type 2, la dyslipidémie et l’hypertension contrôlée. Approuvé pour une utilisation par les patients dont l’indice de masse corporelle est supérieur ou égal à 27, Mysimba doit être pris dans le strict respect de la dose prescrite.

Sa prise se fait par voie orale selon une dose quotidienne maximale de 4 comprimés par jour en raison de deux comprimés à prendre deux fois dans une journée. Toutefois, les comprimés doivent être entièrement avalés, de préférence pendant un repas.

Quels sont le mécanisme d’action et les effets pharmacodynamiques du Mysimba?

L’effet exercé par les substances actives du Mysimba à savoir : la naltexone et le bupropion visent deux principales zones du cerveau. Il s’agit du noyau arqué de l’hypothalamus et le système de récompense dopaminergique mésolimbique. En fait, ces zones participent à la régulation de la consommation d’énergie et d’aliments.

À titre explicatif, l’action du bupropion sur le noyau arqué de l’hypothalamus consiste à stimuler les neurones à pro-opiomelanocortine qui déclenchent la libération de l’hormone mélanotrope alpha. Cette dernière établit une liaison avec les récepteurs des mélanocortines de type 4 puis les stimule. Pendant la libération de l’hormone mélanotrope alpha, les neurones à pro-opiomelanocortine libèrent le beta-endorphine sur les neurones à pro-opiomelanocortine. Cela induit une boucle de rétroaction négative sur ces neurones entraînant ainsi une diminution du taux d’hormone mélanotrope alpha libéré.

Dans le but d’amplifier les effets du bupropion sur le bilan énergétique, la naltexone bloque la boucle de rétroaction inhibitrice de manière à permettre une activation plus longue et plus puissante du noyau arqué de l’hypothalamus. D’après les données précliniques, l’administration de la naltexone et du bupropion en association pourrait avoir des effets plus additifs sur les neurones réduisant ainsi la prise alimentaire.

Quels sont les effets secondaires résultant d’un surdosage du Mysimba ?

Comme tous les médicaments, le non-respect de la dose de Mysimba prescrite provoque des effets indésirables. Ainsi, la prise d’une dose supérieure à 10 fois la dose thérapeutique maximale de bupropion entraîne des convulsions, des hallucinations et de la tachycardie sinusale.

Par ailleurs, la perte de conscience et des troubles de la conduite ou des arythmies constituent d’autres effets indésirables constatés chez les patients. On remarque également chez certains patients la manifestation de la fièvre, de la rhabdomyolyse, de la rigidité musculaire, de l’hypotension artérielle, de la stupeur ou une insuffisance respiratoire. En ce qui concerne le surdosage de la naltexone, il n’entraîne aucun signe de toxicité.

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